Compléments et corrections

COMPLEMENTS

A propos de l’attitude commune des fidèles lorsque commence la consécration : IGMR 43 indique “Ils s’agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé (…)”. Mais aucune rubrique, même ancienne, n’oblige à se relever à un moment précis, c’est pourquoi le livre ne donne pas d’instruction stricte à destination des enfants de chœur, laissant le curé de la paroisse en décider. Cependant IGMR 43 précise “Là où il est de coutume que le peuple demeure à genoux depuis la fin du Sanctus jusqu’à la fin de la prière eucharistique, il est louable de conserver cette coutume”. IGMR 43 insiste donc sur l’uniformité de l’attitude de l’assemblée, les enfants de chœur étant les mieux placés pour donner l’exemple, selon les instructions du curé de la paroisse. On voit en tout cas que l’usage traditionnel est plutôt encouragé.

On peut dire que l’agenouillement est demandé par l’Eglise au plus tôt une fois que le Sanctus est achevé, et au plus tard lorsque le prêtre impose les mains sur les espèces à consacrer. Les enfants de chœur donnant encore une fois l’exemple.

L’agenouillement prend fin au plus tôt au moment de l’Anamnèse. Mais on comprend aisément que l’acclamation “A Toi le règne, à Toi la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles !” a bien plus de sens si elle se fait à genoux devant le Christ réellement présent sur l’autel. On comprend aussi que la suite de la prière dite par le prêtre suscite encore l’adoration signifiée par l’agenouillement. Les enfants de chœur, en tout cas, et plus particulièrement les céroféraires, sont là pour signifier cette adoration.

En France, l’Eglise sera resté assez évasive sur la question, comme en témoignent les livrets de messe des années 50 (donc encore selon la forme extraordinaire), où on peut lire, après l’élévation, l’instruction “debout” (Tardy et ACR 1954) et quatre ans plus tard l’instruction “debout ou à genoux jusqu’avant le Pater” (Tardy et ACR 1958). On peut y voir une rectification de l’épiscopat face à une tendance qui, de toute façon, reviendra en force après Vatican II. Mais le Missel Romain de 2002, comme nous l’avons vu ci-dessus, incite clairement au retour à la “pratique léguée”.

CORRECTIONS

Malgré toutes les relectures, en raison d’une gestation complexe de l’ouvrage, des erreurs ont pu subsister. Si elles vous paraissent de nature à gêner la compréhension d’un passage, vous pouvez la signaler ici.

Dictionnaire, p. 98, “Hiérarchie” : la fin du paragraphe mentionne une modification de la hiérarchie des prêtres et ministres lors de l’encensement. Cela n’est vrai que pour le célébrant, qui est encensé en premier. Ce passage est une des toutes premières notes (dans l’historique de l’ouvrage) tirée d’une rubrique d’un ancien cérémonial qui parlait du “ministre de l’autel toujours encensé en premier”. Le terme ministre étant ici peu clair, la note était restée en l’état… puis elle à “résisté” à toutes les relectures ! Il convient de ne pas en tenir compte. Le déroulement de cet encensement est à lire de la page 73 à la page 76.

Page 147, juste avant la 2ème ligne en gras, il faut lire “signe majeur de la Passion” et non pas “signe majeur du Carême“.